Depuis mes années universitaires, j’ai toujours été passionné par la randonnée et la nature. Mes week-ends étaient toujours remplis de balades. En 2023, lors d’un voyage de deux semaines en Arménie, j’ai fait ma première randonnée — du village d’Odzoun à Kobayr. Mon guide Arman avait emporté un drone et a filmé des images aériennes de ma marche sur une falaise, que je montre fièrement à quiconque me demande mon voyage en Arménie.
Volontariat avec Trails for Change
Cette fois, j’ai eu l’opportunité inoubliable de faire du bénévolat avec l’ONG Trails for Change (TFC) pour l’entretien d’un tronçon du Transcaucasian Trail (TCT) — du lac Gosh aux villages de Khatchardzan et Semyonovka.
TFC travaille depuis de nombreuses années sur la construction et l’entretien des sentiers. J’ai rejoint cette équipe pour contribuer de manière significative à l’Arménie et me connecter à ma patrie. Je suis médecin de formation et je ferai du bénévolat dans le domaine de la santé, mais j’étais très heureux que l’équipe de BR m’ait aussi permis de participer à ce projet.
L’équipe
J’étais accompagné de 7 volontaires arméniens, 3 membres de l’équipe, 2 organisateurs et 6 autres bénévoles internationaux — 2 des États-Unis, 3 du Royaume-Uni et 1 d’Autriche. Chacun avait son histoire unique sur la découverte de ce programme.
Dès le premier jour, nous avons travaillé ensemble. Nous avons randonné du village de Gosh jusqu’au lac Gosh et installé notre campement sous une pluie battante. Nos tâches principales consistaient à entretenir le sentier avec divers outils.
C’était gratifiant de voir passer des randonneurs venus d’Allemagne, de France, de Belgique, de Norvège, sur le chemin où nous travaillions.
Nous avons aussi beaucoup partagé autour du feu de camp — chants, récits, cuisine commune et danses arméniennes traditionnelles.
Moments émouvants
Le moment le plus émouvant a eu lieu au milieu de la semaine. Je me suis réveillé dans ma tente, très ému. Je pensais à mes grands-parents disparus. Le 10 juillet, c’était l’anniversaire de mon homonyme Rafik Mughnetsyan. Je pensais aussi à mes grands-parents maternels, que j’ai perdus au cours des trois dernières années.
Simbad et Hasmik s’étaient rapatriés d’Iran en Arménie en 1968, où est née ma mère. Une chanson m’est revenue en mémoire : « Kele Lao Քելե լաո », dont les paroles se traduisent ainsi :
Allons, mon fils. Allons dans notre patrie.
Là-bas est notre père, là-bas est notre mère.
Ils pleurent doucement avec douleur.
Comment ne pas aller dans notre patrie ?
Allons, mon fils. Allons dans notre patrie.
Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je me suis assis devant ma tente, méditant pour me rappeler que je suis en Arménie et que j’ai la chance de participer à un projet important.
Réflexion
Le TCT attire de nombreux randonneurs en Arménie. C’était magique de voir des gens du monde entier voyager des milliers de kilomètres pour venir, aimer et faire partie de la nature arménienne.