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02 Mai, 2025

Le plus difficile, c’est quand ils partent

Chez Birthright, nous proposons aux volontaires de vivre en famille d’accueil pendant leur séjour en Arménie. Bien que l’idée de vivre dans une autre famille puisse sembler un peu intimidante, les volontaires quittent souvent leur foyer d’accueil les larmes aux yeux, car, à la manière typiquement arménienne, ces familles les accueillent comme des membres à part entière.

Les familles d’accueil offrent bien plus qu’une chambre et un petit-déjeuner — elles deviennent un véritable foyer pour les volontaires, un lieu où ils peuvent se sentir chez eux. C’est pourquoi nous recommandons à tous nos volontaires de vivre en famille d’accueil afin de s’immerger pleinement dans la vie quotidienne en Arménie.

Des hôtesses comme Anahit, qui vit au centre-ville d’Erevan, ouvrent leur porte aux volontaires depuis plus de dix ans et ont accueilli des dizaines de personnes venues du monde entier. Pour Anahit, chaque volontaire est un membre de la famille — qu’il s’agisse d’un jeune de vingt ans ou d’un senior de soixante-dix, elle les traite tous avec la même tendresse.

Pour elle, peu importe que la personne soit arménienne ou non : elle l’accueille avec un amour et un respect absolus. Lorsqu’elle parle des volontaires qu’elle a hébergés, il est évident qu’elle est bien plus qu’une simple hôtesse : elle est une amie, une conseillère, une protectrice, prenant soin de ses invités lorsqu’ils tombent malades. Elle dit à leur sujet : « Si vous les aimez, ils vous aimeront en retour. Je les aime les bras ouverts, et nous aimons les accueillir. Ils font partie de notre famille, autant qu’ils le souhaitent. »

D’autres hôtesses comme Margarita, qui vit dans le 3ᵉ quartier d’Erevan, entrent parfois dans la chambre de leur ancien volontaire et pleurent, tant leur absence leur pèse. Souvent, leurs anciens invités reviennent les voir, et comme elle le raconte, elle court les accueillir et les serre dans ses bras comme si son propre fils revenait de la guerre.

Elle raconte aussi comment les volontaires lui ont ouvert l’esprit au monde, lui ont appris à apprécier des cultures qu’elle connaissait peu auparavant. En 14 ans d’accueil, elle a reçu des dizaines de volontaires qui sont arrivés comme des invités, sont restés comme des membres de la famille, sont partis les larmes aux yeux, puis sont revenus dans la joie des retrouvailles.

Les familles d’accueil deviennent la famille des volontaires en Arménie. En tant qu’ancien volontaire ayant moi-même vécu dans une famille aussi chaleureuse et accueillante qu’Anahit et Margarita, je peux dire que ce fut sans aucun doute l’aspect le plus précieux de mon expérience avec Birthright.

Jack Baghumian

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